Changer de sexe et processus d’individuation

Changer de sexe et processus d’individuation 

 Avec la mediatisation toujours plus présente des mouvements LGBT et neo-féministes, on assiste de plus en plus à une banalisation du changement de sexe. 

   Des psychologues cliniciens se veulent même les défenseurs de cette mode et se spécialisent dans l’accompagnement des personnes en transformation. 

Mais cette décision a t elle un impact sur le développement psychique de la personne et sur son processus d’individuation ? 

Processus d’individuation : définition 

Définition : 

 L’individuation est le processus de création et de distinction de l’individu. Dans le contexte de la psychologie analytique, il se rapporte à la réalisation de soi par l’accessibilité à l’archétype du Soi par la prise en compte progressive des éléments contradictoires et conflictuels qui forment la « totalité » psychique, consciente et inconsciente, du sujet[1]

Pourcompléter cette définition, le travail d’individuation demande à venir déprogrammer nos complexes ( blessures, croyances limitantes, traumas…), supprimer nos identifications aux archétypes présents dans l’inconscient collectif et opérer la conjonction de nos opposés ( ombre/lumiére, Yin/Yang, Eros/Logos, fonctions cognitives antagonistes…)  afin de nous rapprocher au mieux de la part véritable de nous même : l’âme/ le soi. 

Pour cela, il faut éviter tant que se peut de passer par une « déification instantannée » et accepter de travailler sur soi pendant plusieurs années : méditation, psychanalyse, voie spirituelle…

Le travail d’individuation est donc un parcours spirituel et peut revêtir de nombreuses formes. 

« Je suis un homme emprisonné dans un corps d’homme »

Les féministes et mouvements lgbt défendent souvent avec ferveur le changement de sexe. Selon eux, l’être humain est une créature « culturelle » et non « naturelle ». Le genre ne dépend que de la culture et de l’éducation qu’on a reçu. Une femme peut donc avoir développé une identité et une personnalité masculine quand bien même elle est « enfermée » dans un corps féminin. C’est un des concepts clefs de la la « Théorie du Genre ». 

Cette vision sépare donc le corps de l’esprit ( sans parler de l’âme qui n’est pas prise en compte dans l’équation) et part du postulat que le corps n’a aucune influence véritable sur le développement de la psyché d’une personne.

 Mais c’est oublier le rôle des hormones sur le comportement. C’est oublier aussi que la psychologie d’un d’individu va être influencé par les prédispositions d’un genre. La peur inconsciente de castration fait partie d’une individu mâle. Tout comme le désir de toute puissance lié à la procréation fait partie inhérente au genre féminin. 

La psychologie évolutionniste va plus loin en supposant que le cerveau féminin et le cerveau masculin ont été conditionnés par des milliers d’années d’adaptation au milieu naturel et à la survie. Une femme recherchera instinctivement la sécurité dans son couple et fera preuve d’hypergamie car elle sait inconsciemment que la grossesse la met en position de fragilité et qu’elle doit donner les meilleurs gènes à sa descendance. D’où l’intérêt de choisir un homme dont le niveau de survie est le plus élevé. Les hommes vont développer quant à eux une stratégie de séduction plus polygame.

Dans une culture de plus en plus égalitariste et féministe, les femmes continuent de développer un relationnel hypergame dans le domaine de la séduction. Si la théorie du genre disait vrai et que l’humain était une créature uniquement culturelle, cela devrait être l’inverse !!

Donc dire qu’un esprit d’homme est piégée dans un corps de femme n’a aucun sens. Cette femme a une personnalité plus masculine que la moyenne mais gardera toujours des aspects de la personnalité féminine. 

En langage jungien, elle a simplement un animus plus affirmé. 

Hypothèses psychanalytiques sur la transsexualité 

Chez les psychanalystes, l’identification à la mère mais plus précisément au Féminin se fait principalement de 0 à 18mois chez l’enfant. Cette période se fait intégralement sur le stade oral ( 0 à 12 mois ) et la première partie du stade anal (  qui a lieu de 1 à 3 ans).

 L’identification au père et précisément au Masculin se fait principalement de 18 à 30 mois durant la phase dite Anale. Il y a affirmation de l’enfant face au monde extérieur. 

Puis vient le complexe d’Oedipe de 3 à 7 ans avec un jeu à 3 entre l’enfant, le père et la mère.

Durant cette dernière phase, le garçon ( pour une fille c’est légèrement différent) est confronté à un dilemme : 

désirer ( voir fusionner dans le cas du futur transexuel) avec la mère et accepter l’angoisse de castration (c’est à dire perdre son phallus ). 

Ou ne plus désirer la mère ( « couper le cordon » ) et sortir de l’angoisse de castration en acceptant son propre phallus. 

Dans notre société moderne, on assiste depuis plusieurs années à une sur-affirmation de la mère dans la famille et un retrait de l’autorité du père.

Les transexuels ( les individus qui souhaitent changer de sexe) ont pour point commun une fusion très forte et très tardive avec la mère ( allaitement après ses 3 ans par exemple). Ce qui va anéantir la phase d’identification au père ( 18-30 mois) et altérer la phase d’Oedipienne ( 3 à 7 ans) empêchant toute possibilité que le garçon développe son phallus. 

Impacts de cette transsexualité sur la psychée de la personne 

Des difficultés d’identité sexuelle n’ont pas seulement une influence sur la sexualité et sur le genre mais aussi sur l’identité globale de la personne. 

En plus d’un surmoi plus fragile et donc d’une difficulté à s’adapter à la société, de développer un sens éthique et de faire preuve de volonté. On peut relever chez les personnes Transexuels plus de troubles anxieux et dépressifs que dans le reste de la population.

ARTICLE

Les mouvements LGBT argueront que c’est du à leur non acceptation dans la société. 

Ce n’est pas faux. Mais bon nombre de minorités sont méjugés et ne deviennent pas pour autant dépressifs ( métalleux, punks, gitans, musulmans…).

 Face au Mal être, les personnes transsexuels font ainsi le choix de changer de genre, persuadés que cela leur apportera l’épanouissement psychique. Et cela peut s’avérer un échec. C’est fortement dommageable dans la mesure où, comme pour un tatouage, il est très difficile de revenir en arrière. 

ARTICLE

Stephane Édouard a aussi fait une vidéo sur les individus qui ont regretté bien des années plus tard leur changement de sexe.

VIDEO

Le processus dindividuation face à la déification immédiate :

Si on suit la logique que le corps n’est pas séparé de l’esprit et que les deux sont censés fonctionner en synergie.

En PNL on parle de système cybernétique.

 Dans ce cas, un individu qui souhaite changer de sexe a connu dans son psychodeveloppement des perturbations voir des traumas qui l’empêchent pleinement d’accepter son sexe. 

Vouloir changer de sexe s’apparente donc à une volonté de transformer son corps pour l’adapter à une psychée souffrante et blessée. Cela revient donc à traiter le symptôme d’un mal être psychique profond plutôt que la cause qui a eu lieu durant l’enfance. 

Et il y a toujours cette même erreur de rechercher à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur de soi la solution à un problème. 

 C’est donc tout le contraire d’un processus d’individuation qui nous enjoint à travailler sur notre intériorité afin de ne plus subir l’extériorité : la société, les attaques des autres individus, notre corps….

Cette volonté de changer de genre s’apparente donc à ce que Jung nomme  » la déification immediate ». Éviter tout le travail intérieur qui prend souvent des années en choisissant une voix de facilité dans le but « d’évoluer « .

Des blessures profondes de l’âme sont à l’origine d’une non acceptation de son corps. Et changer de corps ne fera pas disparaître ces blessures intérieures.

Confusion entre androgynité physique et psychique 

Cette volonté de changer de sexe indique souvent une volonté consciente ou inconsciente de développer une énergie issue de l’autre sexe. Un homme qui se sent féminin et qui souhaite devenir une femme. Ou une femme qui se sent masculine et qui souhaite devenir un homme. 

Le processus d’individuation passe par le fait d’intégrer son anima pour un homme et d’intégrer son animus pour une femme. 

C’est une forme de recherche d’androgynéité comme la transexualité.

Mais ce travail doit rester intérieur pour éviter d’aller chercher constamment chercher au dehors de nous ce qui nous compléte.

Or, la transexualité est totalement l’inverse car elle incite à trouver une béquille physique à un mal être intérieur. C’est donc contraire au processus d’individuation.

Vision spirituelle : l’âme choisit son corps

     Dans certaines traditions, l’âme choisit son corps afin de faire certaines expériences de vie spécifiques et apprendre.

L’âme choisit donc ce qui est le mieux pour elle pour progresser sur le plan spirituel.

    Même si notre vie peut nous sembler incroyablement difficile. C’est que nous avons les capacités de transcender ces épreuves pour grandir intérieurement.

Dans cette optique, on ne subit pas son corps mais on le choisit. Ou plutôt, on apprend à accepter le choix judicieux qu’a fait notre âme.

Or le processus d’individuation vise avant tout à mettre en raisonnance le Moi avec le Soi, c’est à dire l’âme. 

Refuser le choix d’incarnation de notre âme s’oppose donc une nouvelle fois au processus d’individuation.